Le discours de l’état de l’Union délivré le 12 février dernier par le président Obama se résume pour beaucoup d’analystes par deux mots : ambitieux et idéaliste.

En effet, c’est un Obama engagé politiquement sur tous les fronts (économie, emploi, santé, déficit fiscal, accords économiques, éducation, contrôle des armes à feu, changement climatique, immigration, etc.) qui a tenu à affirmer les ambitions de la Maison-Blanche pour les quatre prochaines années. Il demande explicitement et expressément aux membres du Congrès de travailler ensemble, au-delà des divisions partisanes, afin d’aller de l’avant sur certaines mesures phares.

On retient notamment, la volonté du président d’augmenter de 25% d’ici trois ans le salaire minimum, qui passerait de 7,25$ à 9$. Mesure qui risque de rencontrer une forte opposition des Républicains, majoritaires à la Chambre, et farouches opposants à l’augmentation des dépenses sociales. Réticence également de la part des chef d’entreprise, qui subiraient une hausse du coût du travail. À l’heure où les questions du déficit budgétaire font débat, une telle mesure a peu de chance de susciter l’aval du Congrès. 

D’autres annoncent sont à surveiller de près comme la volonté d’augmenter les impôts pour les plus hauts revenus, une nouvelle proposition de taxe sur la carbone afin de préserver l’environnement, et encore et surtout le contrôle des armes à feu : «Ils méritent un vote», a lancé Barack Obama en faisant notamment allusion aux parents d’Hadiya Pendleton, cette adolescente tuée à Chicago huit jours après avoir participé comme majorette au délié de son investiture. «Gabby Giffords mérite un vote. Les parents de Newtown méritent un vote. Les parents d’Aurora méritent un vote. Les parents de Tucson méritent un vote», 

Finalement, c’est un discours plus idéaliste que réaliste auquel s’est livré Obama. Les dés sont lancés et l’avenir des politiques du président est entre les mains des membres du Congrès, bien décidés à calmer les ardeurs de la Maison-Blanche. 

A.E

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