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Les Démocrates sont les grands vainqueurs de cette guerre des conventions. En effet, selon un récent sondage de Gallup, Obama a non seulement rattrapé son retard vis-à-vis de Romney au lendemain de la convention républicaine, mais le devance désormais de cinq points dans les intentions de vote (49%-44%).

Après un bilan plutôt mitigé de la convention républicaine, les Démocrates sortent avec brio leur épingle du jeu. Ce succès est en grande partie dû au discours de plus de 48 minutes de Bill Clinton, qui a su convaincre son auditoire de la réalité socio-économique du pays et du bilan de Barack Obama.

Même Mitt Romney a reconnu que cette allocution avait rehaussé le niveau de la convention. Il a su taper là où ça fait mal, notamment en évoquant l’économie et l’emploi : « Well since 1961, the Republicans have held the White House 28 years, the Democrats 24. In those 52 years, our economy produced 66 million private sector jobs. What’s the jobs score? Republicans 24 million, Democrats 42 million! ». Mais notamment en pointant du doigt le refus de la majorité républicaine actuelle à la Chambre de collaborer avec les Démocrates renforçant ainsi la paralysie législative: « When times are tough, constant conflict may be good politics but in the real world, cooperation works better. After all, nobody’s right all the time, and a broken clock is right twice a day. All of us are destined to live our lives between those two extremes. Unfortunately, the faction that now dominates the Republican Party doesn’t see it that way. They think government is the enemy, and compromise is weakness. »

L’ancien président a donc fait de l’ombre à l’actuel occupant de la Maison-Blanche qui s’est exprimé dix minutes de moins que son prédécesseur. Tout comme celui de Romney, le discours d’Obama manquait cruellement de reliefs. Il s’est contenté de rappeler les fossés existants entre la vision républicaine et démocrate des enjeux comme l’économie et l’emploi sans rien annoncer de concret. Finalement, s’il n’y avait pas eu Bill Clinton pour sauver le président, Obama se trouverait très certainement dans une position fort inconfortable aujourd’hui, avec pour le mois d’août le taux de chômage le plus élevé de sa présidence 8,1%. Or, on sait que c’est un chiffre clef aux États-Unis dans la course à la présidence.

Le triomphe de Clinton est un coup dur pour le GOP dont le discours de l’invité mystère (Clint Eastwood) a plus marqué les esprits pour sa confusion et pour l’épisode de la chaise vide, que pour sa pertinence politique. De plus, Clinton demeure encore aujourd’hui, un président très apprécié par l’ensemble des Américains et notamment pour sa gestion de l’économie. Les Républicains n’ont pu faire appel au président George W Bush, persona non grata.

Les débats entre les deux candidats prévus les 3-16 et 22 octobre permettront de confirmer ou non la tendance actuelle dans les sondages.

A.E

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